Yolande Bodiong, le parcours d’une jeune passionnée de l’audiovisuel

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C’est en 2009 que les camerounais la découvrent pour la première fois à travers l’émission télé « Engrenage », un talk-show produit par sa structure.

Femme courageuse et  acharnée au travail, Yolande fait partie de cette génération dont le Cameroun est fière aujourd’hui. Elle fait partie du Top 3 de Jovago.

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  • Bonjour Yolande et merci de répondre présente à cet entretien.

Merci de me donner l’opportunité de m’adresser à mes petits frères et soeurs.

  • Lorsqu’on parle de ­Yolande Bodiong­, qu’est-ce qu’on doit retenir? Une femm­e qui a forcé son destin ou une femme qu­i s’est battu pour atteindre ses objecti­fs?

Yolande Bodiong est juste une femme qui suis le chemin montré par ses parents, la quête permanente de la perfection quoique l’on fasse, la confiance en soi et la patience.

  • Votre parcours doit être très long à r­aconter, mais si on vous demandait de le­ résumer en quelques lignes, on aurait d­roit à quoi?

Mon parcours n’est pas si long que celà.  C’est le parcours académique de tout jeune élève,issu d’une famille modeste, orphelin à 13 ans et à qui la maman dit que les études est la solution privilégiée pour garantir sa place au soleil.

Aprés avoir passée la  6e en 3e au CES de la cote verte, et un  baccalauréat A4 espagnol en 1994 au lycée de nkoldongo, j’ai passée un  BS en marketing et communication à l’institut de technologies et de l’information de Douala en 1996, puis j’ai été retenue comme  hôtesse de l’air  de la défunte Cameroon Airlines, la compagnie nationale aérienne, en  1997 à l’issue d’un concours lancé à l’échelle national sur plus de 5000 candidats. après la  fermeture de la compagnie,  j’ai suivi de nombreuses formations en l’audiovisuel en France et finit par obtenir  un MBA en Management à L’ESSEC de Douala en 2010 . EN 2009 j’ai crée une  entreprise spécialisée dans la communication audiovisuelle “OPTIONS » à l’origine du talk-show « ENGRENAGE « diffusé sur canal 2 international. En janvier 2011, j’ai rejoint  Camair-co, la nouvelle compagnie aérienne comme responsable  du programme de fidélité. Je démissionne et crée en 2012 MARABOO, une entreprise spécialisé dans la communication audiovisuelle et les relations publiques ( première maison de production audiovisuelle moderne privée au Cameroun). Avec une équipe de jeunes camerounais, passionnés et professionnels, Maraboo a à son actif plusieurs productions tv(k-tapult, 8 pour un défi, 90 mn pour gagner, On re-zap 2015…Plusieurs reportages et documentaires), de grands événements novateurs très bientôt.

  • Est-ce qu’on peut dire: « oui, yolande ­est un modèle de réussite pour les jeune­s » ?

Un modèle de réussite non. J’aurai réussi lorsque je réaliserai que les jeunes que j’encadre aujourd’hui deviennent  des modèles pour les autres jeunes. Mon parcours peut inspirer, mais je n’ai pas encore fait la fierté de mon pays, je suis encore sur le chemin.

  • Le Cameroun va célébrer les 50 ans de ­la fête de la jeunesse. Est-ce que vous ­avez un commentaire dessus?

50 ans c’est un bel âge, l’âge de la maturité, l’âge de la sagesse, l’âge de la récolte en temps normal. J’espère que notre jeunesse saura capitaliser l’expérience passée pour marquer leur empreinte. Le Cameroun a besoin d’une nouvelle jeunesse, une jeunesse conquérante, battante (ambieuse) et patriote.

  • Malgré l’état actuel des choses, il ­y a quand même quelques jeunes comme vou­s, qui avez décidé de prendre votre dest­in en main. Est-que c’est la solution po­ur lutter contre le chômage?

La solution au chômage doit être globale, si l’Etat ne met pas en place des stratégies pour faciliter les choses aux jeunes qui se lancent dans l’entreprenariat, on ne sortira jamais de l’auberge. On fera toujours 1000 fois plus d’effort que la normale. Donc on perd de l’énergie.  Mettre en place et s’assurer de l’application.

La jeunesse camerounaise est pleine de projets novateurs, mais elle n’a pas assez de  soutien malheureusement, pas d’appui des organismes de financement et quand bien même il y aurait des structures qui financent Ceux qui ont le courage de se lancer, les délais de paiement des factures par les grandes entreprises sont élastiques,  . Mais il ne faut pas céder il faut persévérer et trouver le moyen de se mettre ensemble par corporation pour devenir une vraie force de proposition et même de pression.

  • Après 50 ans de célébration, quels peu­vent être les nouveaux challenges pour s­ortir les jeunes de cette situation?

Repenser le système éducatif, s’assurer de la mise en œuvre des stratégies arrêtées, impliquer  toutes les parties prenantes à la prise de décision à défaut les consulter, alléger les procédures administratives pour la création d’entreprise, mettre en œuvre des procédures incitatives. Les jeunes doivent prendre leur destin en main, participer au maximum à la prise de décisions en s’organisant en mouvement et association, car tout ce qui est fait pour nous, sans nous sera toujours fait contre nous.

  • Quel conseil donner à ces jeunes de pl­us en plus enclins au secteur du e-comme­rce.

Persévérer, mais surtout innover c’est le nouvel eldorado.  Les nouvelles idées sont l’avenir. Tout est à faire au Cameroun.

 

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