Entretien avec Brice Albin

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Brice Albin : « C’est pas avec des larmes que s’écrivent les success stories »

A l’occasion de la 50ème édition de la fête de la jeunesse célébrée le  11 février, Jumia Travel est allé à la rencontre du célèbre animateur radio, Brice Albin qui livre les secrets de son parcours, afin de susciter des vocations chez d’autres jeunes.

Animateur radio à Douala et correspondant de l’émission couleurs tropicales, Brice Albin fait partie de cette génération qui a su se démarquer au Cameroun. Entre émissions radio et présentation de spectacles, l’enfant prodige de l’Ouest a accepté d’échanger avec la jeunesse de son pays.

  • Bonjour Brice et merci d’avoir accepté cet entretien.

Merci d’avoir pensé à moi.

  • On aimerait bien connaitre qui se cache derrière le nom « Brice Albin ».

Derrière Brice Albin se cache YAMEDZEU (rires). Brice et Albin sont mes deux prénoms, Yamedzeu mon Nom de Famille. Je suis né à Bafoussam où j’ai vécu jusqu’à mes 18 ans, je suis animateur sur Nostalgie Cameroun et je suis le correspondant au Cameroun de l’émission Couleurs Tropicales présentée par Claudy Siar sur RFI.

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  • Comment peux-tu décrire ton parcours jusqu’ici?

Difficile à dire, il y a du bon et du mauvais. Je pense que j’ai souvent eu la chance d’être au bon endroit au bon moment, de rencontrer les bonnes personnes, ce qui m’a permis de rapidement me faire un petit nom auprès du public jeune. Ce dont je suis vraiment fier, c’est d’avoir interviewé au cours de ma jeune carrière tant de talents locaux et internationaux, c’est extrêmement gratifiant.

  • Tu te considères comme un fils de la providence, ou alors c’est le travail acharné qui t’a mené jusque-là?

Un peu des deux, même si je ne pense pas être un travailleur acharné, il y a surtout beaucoup d’amour et de passion. J’aime tellement ce métier que je n’ai jamais vraiment le sentiment de travailler, et puis je connais des gens qui travaillent beaucoup plus que moi. J’ai eu la chance de faire mes classes avec Leonard Chatelain et Serge Pouth, deux virtuoses; d’autres comme Olivier NKU, Berty Bertrand, Mitsou, Stéphane Guiffo, Alex Siewe m’ont beaucoup aidé après mon arrivée à Douala, je dois beaucoup de choses à beaucoup de gens, je ne peux malheureusement pas tous les citer.

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  • Quel regard portes-tu sur la jeunesse camerounaise d’aujourd’hui?

On voit ce qui se trouve dans la direction dans laquelle on regarde. Si tu tournes les yeux vers les chiottes, t’étonne pas de voir de la merde. Faut qu’on arrête de se plaindre et de pleurer, c’est pas avec des larmes que s’écrivent les success stories. Moi je vois Stanley Enow, Valerie Ayena, Joelle Ebongue, Olivier Madia, Arthur Zang et d’autres, une jeunesse talentueuse et ambitieuse, l’exemple à suivre.

  • On parle de réservation d’hôtels en ligne avec Jumia Travel, d’achats de meubles etc., pense-tu que le Cameroun est déjà prêt pour ce type de commerce?

Oui je le pense. Avec des moyens de paiement adaptés et une bonne communication, il n’y a pas de raison que ça ne marche pas.

Si nous te  demandons te clôturer cette entretien avec un mot à l’endroit de la jeunesse, ce serait quoi le conseil?

Chacun doit trouver en lui la force de se battre pour son avenir, le plus grand combat est contre soi-même

 

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