Charlotte Dipanda, nouvelle porte étendard de la musique camerounaise

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Une voix suave presqu’envoutante, un visage angélique qui aurait pu faire d’elle l’hégérie d’une marque de beauté, mais c’est dans la musique que Charlotte Dipanda a finalement atterri pour faire « renaître » la musique camerounaise restée un temps sous silence. Certains la surnomme la Césaria Evora camerounaise.

Sa voix inonde les radios et télévisions africaines, dans les quatre coins du continent et en dehors, de nombreux mélomanes ont fini par succomber au charme de sa voix, qui nous rappelle celle d’une autre déesse qui a longtemps fait rayonner la musique camerounaise : Grace Decca. Il faut dire que Charlotte a été à la bonne école, déjà à l’âge de 15 ans, alors qu’elle n’était encore qu’une jeune écolière, elle se produit dans des salles de cabarets à Yaoundé. L’amour de la musique poussera très tôt la jeune Chacha à faire un choix. De fil en aiguille Charlotte s’est tissée un avenir dans la musique, son apprentissage se fera auprès des plus grands.

Charlotte Dipanda

Charlotte Dipanda et Ben Decca/Concert Nanterre/France

Son premier grand projet musical, elle le connaîtra en 2001, grâce à sa rencontre avec l’un des plus grands guitaristes camerounais, Jeannot Hens. De cette rencontre « naîtra » l’album baptisé Jeannot Hens et Charlotte Dipanda.
Puis ce sera au tour d’un autre grand nom de la musique africaine de succomber à la mielleuse voix de la jeune artiste,
Lokua Kanza pour qui elle fera les chœurs lors d’un spectacle à Yaoundé. Ce dernier lui propose alors de poursuivre son rêve d’artiste en prenant la direction de la capitale française Paris, où elle s’installe vers fin 2001.
La jeune fille qui a quitté le lycée à 17 ans pour se consacrer à la musique, décide de s’inscrire à l’Institut art culture perception de Paris, où elle prendra des cours de solfège, de piano et chant. Dans la capitale française, Charlotte fera, grâce à Lokua, la connaissance de
Papa Wemba, icône de la musique africaine. Elle finira ainsi par travailler avec lui sur l’album Emotions (une collaboration entre Papa Wemba et Lokua Kanza), où elle aura l’honneur de faire un duo avec le « roi ».
Très vite son nom devient incontournable
et côtoie progressivement la haute sphère de la musique africaine. Son talent et sa voix remarquable lui permettra de faire les chœurs pour les plus grands : Idrissa Diop, Manu Dibango, Papa Wemba, Rokia Traoré, pour ne citer que ceux-là.

Puis en 2008, estimant le moment enfin arrivé, elle décide de se lancer avec un premier album dénommé Mispa (en hommage à sa grand-mère), un véritable régal acoustique dans la pureté du makossa et de l’afrobeat. Ce coup d’essai lui permettra de faire des scènes européennes et au Cameroun, c’est le début d’un glorieux parcours, de celle qui a tout sacrifié pour la musique.

Dipanda

En 2012, c’est la consécration pour la fillette né le 18 Juillet 1985 à Yaoundé. Son second album intitulé Dube L’am (ma foi), met en avant tout son talent dans des mélodies envoûtantes. Un pur régal qui conquit l’Afrique du nord au sud, de l’ouest à l’est.  Un album aux sonorités multiples qui nous replonge dans une douce musique camerounaise qu’on avait presque fini par ignorer. L’album met en collaboration la crème des crèmes : Lokua Kanza, Richard Bona, Olivier Tshimanga, Jacob Desvarieux, Coco Mbassi, tous ces artistes ont tenu à accompagner leur jeune sœur dans cet album de 14 titres chantés en langues française, douala et bakaka. C’est officiel, Charlotte a conquis l’Afrique. Désormais son nom est sur les affiches des grandes salles africaines et européennes.

La confirmation survient en 2015. L’artiste camerounaise sort son troisième opus baptisé Massa. Comme toujours, Charlotte surprend, sa voix est gracieuse, sa beauté rayonne dans les clips de promo qui mettent en avant le charme du Cameroun. Massa, c’est aussi un hommage à Cesaria Evora, une étoile dans le ciel partie le 17 décembre 2011.   

Depuis, Charlotte émerveille les mélomanes, sa musique berce et réconforte, donne des émotions. Charlotte Dipanda un rêve devenu réalité grâce au travail et à la foi.

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1 Comment

  1. Laurine

    juillet 15, 2016 at 12:20

    o bosso ma soeur

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